Je reste là, assise derrière la fenêtre à regarder ma peine s'écraser sur ce miroir d'eau grise. Je sens ton souffle sur ma peau. J'ai froid. Le temps s'est arrêté autour de nous. Ne reste plus que ton souffle se cognant contre les murs, effleurant l'herbe, flirtant avec les branches des arbres, embrassant la terre. Dernière témoin de ton oeuvre, dernière de tes victimes. Nous sommes face à face. Tes mains caressent ma peau. Cette peau qui frissonne au contact de la tienne. Tes doigts se mélangent aux miens. Un simple baiser, et tout sera terminé. Nos bouches se rapprochent. L'impact est fatal. Doucement tu m'allonges. Un dernier regard sur la vie, une dernière larme de pluie, un dernier souffle pour te dire combien je t'aime...
Mort, tu es mort.